Correction de l’évaluation de grammaire
Voguant (car p.p) / apaisante (adj. Vb) / partant (p.p.) / trébuchant (p.p.) / buvant (gérondif) / mangeant (gérondif) / rayonnant (adj. Vb) / freinant (gérondif) / Sachant (p.p.) / passionnante (adj. Vb)
1/ plaintes / 2/ succédé 3/ accusés, cassé 4/ parlé 5/ entretenus 6/ exprimés 7/ vantés, visité 8/ tapée
III capitale des Etats-Unis -> GN
Intelligente -> adjectif
Qui vit en Normandie -> PSR
Se baigner -> infinitif
Exténué -> participe passé
Apposition, épithète, épithète, apposition, épithète
Entrée : Agir sur le monde, agir dans la Cité : individu et pouvoir
Séquence 4 : Bouc-émissaire
Problématique : Par quels moyens la littérature peut-elle réhabiliter des personnes accusées à tort ?
Citation : « Tous les morts ne sont pas sous terre. L’humiliation est pire que la mort. » (Massa Makan Diabaté, 1938-1988) ; « L’histoire avec sa grande hache. » (Georges Pérec)
ILLUSTRATION (10 carreaux)
Séance 1 : Entrée dans l’œuvre
Texte : Des Jours et des nuits à Chartres, Henning Mankell, 2019
Objectif : établir des hypothèses de lecture
Hypothèses : histoire sur le long terme, ce qui s’y passe, temporalités différentes, antithèse évoquant des hauts et des bas, lumière VS ombre, superficialité VS réalité.
Page 22 : liste des personnages ;
Donne des indications sur les relations entre les personnages, le lieu, le contexte historique (entre 1942 et 1945, de l’Occupation à la Libération).
Informations sur les statuts sociaux (victime de la guerre, des résistants, un soldat, un photographe de guerre, deux amies, un père).
Leur nationalité : la France, l’Allemagne, les Etats-Unis.
Un même comédien pour deux rôles différents (voire opposés) : hypothèse -> suivant où l’on naît, notre façon d’agir sera différente.
Simone, une française : l’article indéfini semble dire, une parmi tant d’autres.
Marie, son amie : son amie à elle, le possessif montre cette relation censée être forte.
Présentation tabulaire de l’Acte I : bonds dans le temps, de 1945 à 1942 puis 1954… Il y a des retours en arrière : ce sont des analepses. Cela crée une intensité dramatique intense, du suspense, on compare les comportements des uns et des autres en temps de guerre et juste après la Libération.
Simone semble ne pas avoir son destin entre les mains. L’auteur procède à des analepses assez fréquemment. La pièce commence par un monologue : le photographe Robert Capa décrit son métier et évoque la photo de Simone. Suit une scène assez pénible dans laquelle la veuve de guerre, Edith, qui se défoule sur Simone. Simone est enfermée en prison et a peur. Elle a été tondue car elle a eu un enfant avec un Allemand. Elle attend son jugement : sera-t-elle tuée ? Les résistants chartrains souhaitent être plus justes, en proposant un vrai jugement.
Il y a souvent des noirs (on éteint la lumière) afin de procéder aux changements de décors et de personnages (notamment Simone, une fois chauve, l’autre fois non…).
Séance 2 : Rapporteuse !
Support : manuel pages 352 et 353
Objectif : faire le point sur les styles direct, indirect et indirect libre
352
Le professeur a dit à Léopold : « tu ranges ! »
Le professeur a dit à Léopold de ranger.
Le professeur dit à Léopold de ranger, car bon sang c’est pénible ce bruit.
DD, DI ou DIL
Application : n° 1, 2, 5 et 6
1/ 1/ Discours indirect, verbe introducteur (demanda)
2/ Discours direct, présence de guillemets + verbe introducteur (dit-elle)
3/ Discours indirect libre, sans verbe introducteur
4/ Discours indirect libre, sans verbe introducteur
2/ 1/ DIL, sans verbe introducteur
2/ DIL, sans verbe introducteur
3/ DI, verbe introducteur (dit)
5/ 1/ Il demande ce qu’elle a fait aujourd’hui.
2/ Il demande si le travail a avancé.
3/ Il demande s’il est invité.
4/ Il demande ce que vous avez aimé (j’ai) dans le roman.
5/ Il demande si tu es toujours à l’heure (si je suis).
6/ Il demande comment j’ai rencontré cette personne (vous avez).
6/ 1/ Il a demandé de venir.
2/ Elle nous a priés de ne pas être en retard.
3/ Elle a informé qu’elle ne rentrerait pas tard ce soir.
4/ Il a affirmé qu’il avait assisté à toute la pièce.
Séance 3 : Tragédie moderne
Texte : Des Jours et des nuits à Chartres
Objectif : lecture analytique
Lisons la préface de la page 21.
Henning Mankell a un désir d’authenticité et affirme qu’il ne prendra que « quelques libertés avec les faits ». Robert Capa, auteur du célèbre cliché qui est à l’origine de la pièce.
Scène 1 : monologue qui correspond à la scène d’exposition. Elle a deux fonctions : informative (ce qui s’est passé avant, ce qui est en train de se passer et ce qui va se passer) ; fonction de tonalité, permettant d’inscrire la pièce dans un registre précis.
La fonction informative : on ne peut pas dater avec certitude mais nous savons que cela se situe entre le printemps 1945 et la mort de Capa. Cette scène ne nourrit pas les attentes du lecteur : on ne connaît pas le sujet de la pièce ni quels rôles vont jouer les personnages. A première vue, on peut penser que la pièce ne va parler que de lui.
La tonalité de la pièce : il y a des « je », un « moi » mais il y a l’emploi du pronom indéfini « on » et le « nous » participant à donner une dimension universelle.
Champ lexical particulièrement présent : « l’existence », « le destin », « nous laisser vivre ou non », « la vie », soit les aléas de la vie. Beaucoup d’évocation de la mort aussi et de ce qui échappe à notre emprise. Cela rattache la pièce à la tragédie (étymologie, tragos : le bouc, ôidê : le chant, soit le chant du bouc lors de son sacrifice aux fêtes de Dionysos). Elle a toujours une issue fatale, elle se dénoue souvent par la mort d’un ou de plusieurs personnages. But : susciter l’émotion et la catharsis (katharsis : purification).
Séance 4 : Analyse
Support : manuel pages 274 et 275
Objectif : travailler le lexique propre à l’analyse littéraire
P. 275, n° 1, 2, 5 et 6.
1/ 1/ Ellipse.
2/ Sommaire.
3/ Pause.
2/ 1/ Stichomythie. Sensation de rapidité, accélération de la dramaturgie.
2/ Dialogue. Echange entre deux personnages.
3/ Tirade. Met en valeur l’éloquence de Cyrano.
5/ a/ l’ellipse (lepsis = prise) : deux jours plus tard.
b/ Pendant deux jours, l’enfant mangea, courut, dormit…
c/ Le lendemain matin, on observa, au petit déjeuner, qu’il avait bien changé : il semblait misérable, ses cheveux avaient poussé…
6/ a/ C’est une comédie, il y a du comique de situation et de mots.
b/ Ce sont les didascalies, les indications scéniques…
Séance 5 : coupable ou victime ?
Texte : Des Jours et des nuits à Chartres
Objectif : étudier le contexte historique de la pièce
Lecture de la scène 3 de l’Acte I + groupement de textes n°1, pages 126 à 134.
Brouillon -> dialogue entre Simone et Edith, elle évoque l’enfant de Simone (se compare avec elle et le sien, injustice car elle a perdu le sien) et dit que c’est normal qu’on lui ait rasé la crâne ; Edith est rongée par la haine, pas eu d’aide de Simone ; Simone est impuissante ; Edith se vante du mal qu’elle lui a fait, prend un malin plaisir (sadisme ? Vengeance ?) ; Simone répète plusieurs fois « j’ai peur » ; Edith est certaine que Simone va mourir ; Dominique répond qu’ils sont différents des Allemands ; de la pitié pour le bébé mais pas pour elle ; Edith est déterminée car elle sort un flacon d’acide ; Simone ne réclame jamais son bébé comme si elle avait honte de l’avoir ; Simone cherche juste à implorer de la pitié, comme si elle savait qu’elle avait perdu ; le bébé de Simone comme une excuse pour ne pas mourir ? ; Edith cherche un bouc-émissaire à sa colère, faire payer la mort de son fils ; Dominique est la voix de la raison ; Simone répond de façon courte…
Acte I, scène 3, beaucoup de tension. Nous assistons à un dialogue entre Simone (emprisonnée car elle a eu un enfant avec un Allemand) et Edith (qui a perdu son fils et son mari). Edith a obtenu d’être seule à seule avec Simone. Durant ce dialogue, elle vomit sa haine (« enfer », « je te hais », « mort »…) et prend un malin plaisir (du sadisme) à se vanter du mal qu’ils font aux « vendus », « collabos ». Elle est rongée par la haine, car elle n’a pas été aidée par Simone au moment de l’exécution de son fils. Elle ressent de l’injustice et veut lui faire payer, d’où le flacon d’acide qu’elle a apporté. Pour la défigurer comme son fils l’a été. Simone, elle, a peur (elle le répète plusieurs fois). Elle cherche juste à implorer de la pitié, comme si elle savait déjà qu’elle avait perdu. Edith pense d’ailleurs que Simone sera condamnée à mort. C’est son bouc-émissaire. Dominique arrive et est comme la voix de la raison. La structure des deux phrases construites en parallèle : « Nous, on ne lynche pas les gens »// « Nous, on ne fait pas d’exécutions publiques » montre sa volonté d’être juste.
Le GT nous sensibilise sur les conséquences de la rumeur.
Cet extrait nous informe sur l’état d’esprit de tout un peuple.
Entrée : Se chercher, se construire → se raconter, se représenter
Séquence 3 : Hier, dès l'aube
Problématique : comment l'autobiographie peut-elle être explicative d'une vocation ?
Citation : « Avec l'amour maternel, la vie vous fait, à l'aube, une promesse qu'elle ne tient jamais. » (Romain Gary, 1914-1980)
ILLUSTRATION
Séance 1 : Mentir, c'est pas bien ?
Texte : La Promesse de l'aube, Romain Gary, 1960
Objectif : lecture analytique
Brouillon → p. 53 manuel ou p. 10 l. 193 : sa mère fait tout pour qu'il ait son bifteck le midi ; il voit sa mère dans la cuisine et mange les restes ; du coup il pleure, pense à se jeter sous un train ; il se rend compte de la dévotion de sa mère, prête à se sacrifier pour son enfant, lui a fait croire qu'elle était végétarienne (mais c'est un manque de moyen) et, du coup, va avoir envie de déposer le monde aux pieds de sa mère, il se sent coupable du sacrifice maternel
Dans cet extrait, nous assistons à un repas quand le narrateur (Romain Gary) est lycéen, met les pieds sous la table et reçoit son bifteck quotidien. Tout se déroule normalement jusqu'à ce qu'il aille dans la cuisine et observe sa mère racler la poêle avec un morceau de pain. Le problème, c'est que cette dernière lui a assuré ne plus manger de viande à cause de son régime sans viande : elle lui a donc menti. Elle a fait cela pour lui, par manque de moyens.
Le jeune Romain est en sanglots. Il éprouve de « l'horreur », court se « cacher », s'enfuit. Il est prêt à se jeter sous un train. Cela va jusqu'à un sentiment de « dévirilisation », de « privation ». Le narrateur ressent un fort sentiment d'injustice : on peut y voir la vocation de justicier.
Dans cet extrait, le narrateur ne craint pas de montrer sa naïveté, sa crédulité. Sa fuite le décrit aussi comme un lâche.
Par le biais de cet extrait, le lecteur comprend que Romain Gary entre dans une démarche de responsabilité : il va, désormais, tenter de rendre la pareille. Cela marque aussi la fin de l'enfance.
Séance 2 : Distinction
Support : manuel pages 300 et 301
Objectif : savoir distinguer les formes en -ant
Application : page 301 n° 1, 2, 5, 6 (bonus 9)
1/ 1/ Sachant = participe présent car on ne peut pas accorder.
2/ savante = adjectif verbal
3/ Désespérant = participe présent, CC de cause
4/ désespérante = adjectif verbal
5/ excellant = participe présent car l’adjectif s’écrit excellent
2/ 1/ fatiguant 2/ convaincante 3/ intrigant 4/ Provoquant
5/ communicantes / justifiant / hurlant / intéressantes / courant
6/ Négligeant / négligent / équivalente / différant /
Il est différent, elle est différente.
En différant son action, il aurait mis en danger le peuple.
Vibrant : adj. Vb ; arrêtant : P.P. ; reprenant : P.P.
Séance 3 : Promesses
Texte : La Promesse de l'aube, Romain Gary, 1960
Objectif : lecture analytique
Le jeune homme part à la guerre pour sa mère, afin de disputer « la possession du monde à ceux dont (il) avait si bien appris à connaître, dès (ses) premiers pas, la puissance et la cruauté ».
Il s’apprête à combattre le nazisme, va défendre ses idéaux d’humanisme, de liberté…
La phrase est très longue avec un rythme ample comparable à une longue pensée. Ce choix traduit l’élargissement de la réflexion du jeune homme et de sa vision du monde : il passe ici d’une honte personnelle à une relation plus juste avec sa mère, de son projet de vie à l’état du monde en général.
Les mots exprimant le désespoir sont l’insistance en « jamais plus » (répétée trois fois), le « manger froid », les « condoléances » et le fait de revenir « gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné ». Le « jamais » fait écho à l’amour maternel infini.
Pour le narrateur, seul l’amour maternel procure joie et plénitude. Cette phrase est à prendre pour ce qu’elle est : c’est difficile de parler au nom de tous, l’amour que le jeune Romain a reçu enfant étant assez exceptionnel.
La deuxième promesse est faite au présent de vérité générale. L’effet produit est un jugement définitif et universel sur l’amour maternel, les autres formes d’amour étant largement inférieures. L’ensemble peut procurer une forme de désespoir.
Séance 4 : PP
Support : manuel pages 316 et 317
Objectif : travailler les accords complexes du participe passé
Pour le PP, j’accorde : avec être, avec avoir si le COD est antéposé (sauf avec « en »), s’il est en position d’adjectif ;
Je n’accorde pas : avec avoir, quand le COD est le pronom « en », avec faire et laisser suivis d’un verbe à l’infinitif.
Application, page 317 n° 1, 2, 5 et 8.
1/ 1/ eu : pas d’accord car le COD est derrière ; gênés : nous, COD, est placé avant.
2/ fait : faire suivi d’un verbe à l’infinitif, pas d’accord
3/ eu : pas besoin d’accorder parce que le COD est le pronom en
4/ recueillis : emploi avec être donc on accorde
5/ rencontrés : le COD est placé avant le verbe, on accorde
6/ demandé : avec avoir, pas d’accord ; donné : le COD est le pronom en.
2/ 1/ tombée : accord avec être 2/ révélé : avec avoir ; transmise : COD placé avant 3/ cru : auxiliaire avoir ; retrouvée : accord car le COD est antéposé 4/ enfermée : position d’adjectif 5/ donné : pas d’accord avec en 6/ aimée : COD placé avant
5/ Elles ont participé à une mission dans des pays touchés par la guerre.
Dès que nous fûmes revenus à nous, nous quittâmes le manoir hanté.
Nous avons fait livrer des fleurs à notre frère malade.
J’avais emprunté une chaise à ma sœur, et je la lui ai rendue hier.
8/ Ils ne sont pas intéressés par ces livres.
Les chaises que vous avez achetées me plaisent beaucoup.
Nous avons pris conscience des temps qui se sont écoulés.
Ces recettes, les enfants les ont beaucoup aimées.
Séance 5 : Influence
Support : manuel page 55
Objectif : lecture analytique
Brouillon : Romain Gary décrit le voyage vers la France, passion de sa mère pour la France qu’elle idéalise, ce qui passionne l’enfant ; Gary voit la France comme un mythe, s’imagine une vie merveilleuse ; il essaie de voir à travers les yeux de sa mère ; il l’attend toujours aujourd’hui, celle dont il lui parlait, cette France idéalisée ; confrontation entre mythe et réalité ; les espoirs de la mère, même quand ça va mal, elle évoque toujours son avenir – façon de se rassurer ; naïveté de la mère ; elle souhaite à son fils un avenir glorieux, comme les artistes dont elle parle ; beaucoup de points-virgules, matérialisation d’une pensée
Dans cet extrait, Romain Gary va vers la France (la conquête de l’Ouest). Durant ce voyage, elle lui raconte sa France rêvée, qui est une France idéalisée. Ce mythe passionne le jeune Gary. Il s’imagine une vie merveilleuse, un pays peuplé de personnages littéraires. Les espoirs de la mère servent à rendre supportable le moment présent (« wagons à bestiaux », « typhus pour compagnie », « doigts engourdis », « je marchais dans la neige », « on me rasait le crâne ») et cela illustre aussi la naïveté de la maman. Cette réflexion, ce rêve éveillé se matérialisent par une phrase presque interminable ponctuée de points-virgules. Cela crée aussi un rythme saccadé, comme un afflux de pensées. Le rêve et la réalité du moment sont éloignés : ils ont froid et rêvent de l’abondance du « beurre ou du sucre ».
Comme souvent, Romain Gary introduit un détail cocasse : le doudou-pot de chambre, qu’il ne quitte plus et presse dans ses bras.
L’expression « Jusqu’à ce jour » fait coïncider moment du souvenir et de l’écriture. Cela souligne l’influence exercée par sa mère et qui a duré toute sa vie. Elle lui a vendu du rêve.
Séance 6 : Ils revoient, attentifs, l’apposition
Support : manuel pages 288 et 289
Objectif : revoir l’apposition
Petit Poucet rêveur (apposé à j’) ; assis au bord des routes (apposé à je) ; comme un vin de vigueur (GN détaché à valeur comparative) ; comme des lyres (GN détaché à valeur comparative) ; un pied près de mon cœur (apposé à je) ; rimant au milieu des ombres fantastiques (apposé à je).
Les appositions servent ici à dessiner le portrait du poète.
Application : 1, 2, 5 et 8 (mais sans recopier le poème, juste les appositions)
1/ Appositions : d’une stupidité paralysante ; un monceau d’enthousiasme imbéciles ; un de ces esclaves dévots qui ne mettent rien en question ; inconscient témoignage de l’ardeur qu’il déployait
2/ 1/ Une seule ambition animait La Fontaine : moquer les vices de son temps. Proposition infinitive
2/ Que l’on reconnaisse l’apport d’Esope, voilà quel était l’objet du fabuliste. Proposition complétive
3/ Perrette, le cœur battant, rêvait éveillée, en portant son pot au lait. (GN ; proposition participiale)
4/ Réunis à la cour du Lion, les animaux malades de la peste se vengèrent sur l’âne, pourtant innocent. (Proposition participiale ; adjectif)
5/ a/ 1/ Ayant commencé à parler, l’orateur s’interrompit brutalement. (Quand il commença à parler)
2/ L’enfant, les yeux baissés, semblait triste. (comme il baissait les yeux)
3/ François 1er, roi de France, jouissait d’un grand pouvoir. (lors de son règne)
4/ Arrivés au sommet du mont Blanc, les randonneurs étaient comblés. Parce qu’ils étaient arrivés au sommet…
8/ Les sapins en bonnets pointus,
De longues robes revêtus,
Comme des astrologues
Saluent leurs frères abattus
Les bateaux qui sur le Rhin voguent […]
Les sapins, beaux musiciens,
Chantent des noëls anciens
Au vent des soirs d’automne
Ou, bien graves magiciens,
Incantent le ciel quand il tonne […]
G. Apollinaire, « Les Sapins », Alcools
Séance 7 : Être un guerrier
Texte : La Promesse de l’aube
Objectif : lecture analytique
Page 61 : brouillon -> Romain Gary vraiment passionné par la littérature car il écrivait dès le temps libre, la nuit ; « j’étais né », choqué et content aussi ; son livre va être publié donc il va être connu, dans l’histoire, la littérature ; l’autre Romain Gary, l’écrivain, sa carrière lancée ; la littérature semblait être une porte de sortie durant la guerre qui paraît atroce avec des pertes de camarades constantes (moralement très difficile) ; conditions de travail pas géniales, il faisait froid ; le fait de devenir écrivain le fait peut-être se détacher de sa mère, il peut vivre pour lui, se déleste d’un poids ; une échappatoire, la littérature, passion l’aidant à oublier ce qui se passe autour de lui ; l’écriture permet de garder une trace ; temps de la gestation
Dans cet extrait de La Promesse de l’aube, le lecteur peut observer les conditions d’écriture du premier roman de Romain Gary. Il l’écrit durant la guerre, ce qui explique les descriptions peu enviables : « mes doigts s’engourdissaient », « l’air glacé »…
Il souligne en tout cas sa passion pour la littérature puisque, dès qu’il a du temps libre, il écrit (même la nuit). Peut-être est-ce aussi ce qui l’aide à supporter le morne quotidien, avec la disparition de camarades, exprimée de façon détournée (« un camarade manquait », « nous perdîmes sept avions d’un coup », « au tapis »). La littérature est comme une porte de sortie, une fenêtre sur l’ailleurs. Une échappatoire.
Puis, un jour, il reçoit un courrier lui précisant qu’il va être publié. Gary dit naître ce jour-là. C’est un peu comme s’il se délestait d’un poids (celui de sa mère et de ses ambitions pour son fils), comme s’il se détachait d’elle, pouvait enfin vivre pour lui. Tout ce qui a précédé peut alors être envisagé comme le temps de la gestation de l’œuvre, se terminant par une forme de consécration.
Conclusion : Romain Gary semble ici avoir enfin pris le contrôle de sa vie et être acteur des événements auxquels il participe. Il réussit à entrer en littérature, comme sa mère et lui-même le souhaitaient : un écrivain français. Il a mené de front deux combats : la guerre et la littérature.
Séance 8 : Concordance
Supports : vidéo, fiche, tablette
Objectif : travailler les temps du récit
Fiche 1 – correction
Exercice 1/ était / n’avaient / allèrent / baignèrent / s’allongea / pria / fit / toucha / naquit / l’appela
Exercice 2 : était / parcourait / clignotait / flottait / était
Exercice 3 : était / aimait / conseillait / décida / donna / arrivèrent / avait / l’aperçut / tomba / demanda
Exercices en ligne.
Séance 9 : Illimité
Texte : La Promesse de l’aube
Objectif : lecture analytique
Brouillon : page 62 -> quand le narrateur apprend que sa mère est morte il est vraiment très triste mais il pense que c’est une preuve d’amour de sa mère, l’envoi des lettres, pour qu’il se sache soutenu ; dans l’armée, décoré, personne ne lui a dit que sa mère était morte ; elle a écrit ces lettres pour qu’il se sente soutenu par sa mère même morte, c’est sa force, sa motivation ; il annonce une ruse de la part de sa mère (il fait tout ce qu’elle souhaite qu’il fasse) pour qu’il continue son évolution ; très attaché à sa mère, il ne peut pas vivre sans elle, elle le savait donc elle a prévu cette ruse (l’amour par-delà la mort) ; maintenir un lien le plus longtemps possible car indispensable ; le cordon ombilical qui continue à fonctionner (lien entre mère et bébé – lettres = nourriture pour l’enfant ou échanges mère-fils) ; même si le narrateur a grandi, on sent que la maman reste hyper possessive, lui faire ressentir qu’elle est là, quitte à lui mentir, mais ça va être très dur pour lui vu qu’il va devoir vivre sans elle ; pressentiment quant aux retrouvailles ; grande tristesse ; dur pour lui de l’écrire, même 15 ans après la mort de sa mère (ouverture de l’extrait par un conditionnel) ; promesse d’éternité grâce à l’écrit (vit sa vie de personnage littéraire)
Dans cet extrait de La Promesse de l’aube, Romain Gary commence avec un conditionnel qui marque une sorte de rupture du récit : « Je devrais interrompre ici ce récit […] je vais le faire le plus rapidement possible, en ajoutant vite ces quelques mots, pour que tout soit fini. » Cela ramène au moment de l’écriture et nous montre que l’auteur écrivant ceci est encore très touché (voire anéanti) par ce qui va suivre. Lorsqu’il arrive à Nice, une fois la guerre finie, il a un pressentiment. Le rythme est saccadé, des lignes 5 à 9, comme pour souligner la perdition du narrateur. Il va découvrir que sa mère est morte depuis trois ans et demi. Il recevait pourtant, régulièrement, des lettres que sa mère avait préparées (deux-cents cinquante !). La mère avait prévu que son fils n’allait pas supporter sa mort. Aussi, pour qu’il continue à se sentir soutenu, elle maintient un lien épistolaire (qui a fonctionné). Le narrateur avoue avoir vu une lueur de ruse dans ses yeux, lors de la dernière visite. Cet extrait souligne à nouveau (s’il en était besoin), le lien très fort qui unissait le fils et sa maman. D’où la mention du « cordon ombilical », comme un dialogue terre/au-delà. Le lien vital avait continué à fonctionner, afin de permettre à Romain Gary de grandir et d’évoluer dans sa carrière.
L’écrivain fait de sa mère un personnage de papier qui, du coup, atteint l’immortalité. Cela a toutefois un coût puisque le temps écoulé est atténué par l’écriture et que le fait d’écrire a posteriori ravive la douleur du souvenir.
Séance 10 : Synthèse
Nous avons lu la première partie de La Promesse de l’aube, de Romain Gary. C’est un texte autobiographique dans lequel l’auteur=le personnage et raconte son enfance. Le lecteur y découvre l’amour démesuré d’une mère pour son fils, les liens spéciaux qui les unissent (étant tous les deux, cet amour a été multiplié). En même temps, cet amour maternel semble étouffant puisque le jeune Romain manque souvent d’autonomie. Ce dévouement reste toutefois remarquable (dépenses, différents emplois faits, régime dit végétarien… pour donner le meilleur à son garçon).
Ce qui est également observable, c’est l’ambition de la maman pour son fils. Elle le voit écrivain, ambassadeur, ou encore musicien. Toutefois, elle refuse qu’il développe son goût pour la peinture (a priori sur les peintres). C’est peut-être pour cela qu’il s’est réalisé et est devenu et ambassadeur et écrivain.
Ce texte est touchant car il est parsemé d’humour, d’atténuations, d’exagérations (exemple de Valentine). Son enfance paraît plus joyeuse que ce qu’elle a réellement pu être, ceci s’expliquant peut-être par le décalage qu’il y a entre le moment de l’écriture et celui du souvenir – l’adulte ayant parfois tendance à idéaliser.
Au final, les promesses sont multiples : l’amour maternel, sans équivalent ; la promesse faite à sa mère pour que ses sacrifices ne soient pas vains ; et celle faite à M. Piekielny.
Le passage que j’ai aimé :
Mise en réseau :
La Promesse de l’aube, film
La Vie devant soi, Romain Gary (adaptation sur une plateforme de streaming légale)
Zazie dans le métro, Raymond Queneau (livre + film + BD)
L’Attrape-cœurs, J.D. Salinger
Que pensez-vous de l’ambition des parents pour leurs enfants ? (débat cadré)
Avec : tendance à surfaire. Faire à la place, futur par procuration. Redonner du courage. Important de pousser son enfant et lui faire comprendre que tout n’est pas acquis. L’éducation fait beaucoup. Donner la motivation. Les moyens de faire ce que l’on souhaite (le quand on veut on peut). Mais ça peut paraître injuste. Volonté de préserver l’enfant, lui éviter de faire les mêmes erreurs. Mais ça peut stresser, l’hyper-présence.
Sans : tendance au laxisme.
Juste milieu : puissent faire ce qu’ils veulent eux mais avec le soutien des parents. Souhaiter l’épanouissement de l’enfant.