Evaluation de grammaire (les repères spatio-temporels et l'adjectif attribut).
Correction de l’évaluation de lecture
 
1/ L’écuyer de Philibert se nomme Cornebulle.
2/ Le cavalier est missionné par Merlin l’enchanteur.
3/ La mère de Philibert se nomme Betrade.
4/ Celui qui se pose sur l’épaule et attend la faute s’appelle Titivilus.
5/ La flèche de Cupidon touche Philibert dans l’œil.
6/ Après avoir pris la potion, ils découvrent des créatures terrifiantes.
9/ Les farfadets parlent le farfadesque.
10/ Merlin offre le saint-Graal à Philibert en guise de remerciement.
 
Correction de l’évaluation de grammaire :
Connecteurs spatiaux : sous, dans, à droite, à l’intérieur, au-dessus, à l’ouest, à nos pieds, sur les côtés, devant lui, à bâbord
Connecteurs temporels : après que, après cela, lorsque, durant, la veille, plus tard, le lendemain, alors, d’abord, depuis que.
II/ sous la table ronde
Demain
Tôt
Au tournoi et ensuite
Dans le royaume de Logres
III/ de participer -> verbe à l’infinitif
Célèbre -> adjectif
Un homme honorable -> GN
Un grand écrivain -> GN
Un transport en commun -> GN
 

Entrée : Agir sur le monde
 
Problématique : Comment le héros s’accomplit-il ?
 
Phrase d’entrée : « L’héroïsme, c’est comme le soufflé au fromage : ça ne supporte pas d’attendre. » (Marcel Pagnol)
 
Séquence 4 : Vie de chevalier
 
ILLUSTRATION (10 carreaux)
 
Séance 1 : Entrée dans la lecture
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : comprendre le lancement de l’aventure
 
Brouillon : Calogrenant est parti en quête d’aventures ; sur sa route, il rencontre un homme d’aspect bizarre, gardiens de bêtes ; il est très fort ; Calogrenant est surpris par ce gardiens qui parque des bêtes sauvages ; cet homme indique à Calogrenant le chemin menant vers une fontaine spéciale ; mettre de l’eau sur un rocher qui déclenche une tempête faisant fuir tous les animaux de la forêt ; s’il survit à cela, il sera déjà plus fort que les précédents chevaliers qui ont péri ; un peu magique car l’eau bouillonne alors qu’elle est froide « comme le marbre » ; le plus bel arbre que Nature ait pu créer (hyperbole, superlatif, personnification)
 
Dans cet incipit, le narrateur commence par contextualiser et rend grâce à Arthur. Il s’adresse au lecteur (« je veux conter une histoire pleine d’intérêt ») et « donne » la parole à Calogrenant qui raconte une histoire qui est à « sa honte ». Parti en quête d’aventures, Calogrenant fait la rencontre d’un homme mi-homme, mi-animal (« oreilles velues et grandes comme celles d’un éléphant », « des yeux de chouettes », « un nez de chat »… #Bogossitude). Puis il discute avec lui : il lui demande s’il connaît une quête. Le gardien de bêtes lui indique un chemin menant à une fontaine magique. Celle-ci semble se situer dans un endroit merveilleux. L’eau y bouillonne alors qu’elle est froide « comme le marbre ». Si l’on verse de l’eau de cette fontaine sur le bloc de pierre situé tout près, une tempête apocalyptique se déclenche, vidant la forêt de ses habitants. Beaucoup d’hyperboles ici pour rendre cet endroit spécial (« le plus bel arbre que jamais Nature ait pu créer » : hyperbole, superlatif et personnification). Le lecteur doit ici comprendre que cette aventure sera extraordinaire.
Le lecteur se demande ici si Calogrenant va s’y rendre.
 
Séance 2 : la narration
Support : cours dialogué
Objectif : reconnaître le discours narratif
 
Le discours narratif permet de raconter une histoire (réelle ou imaginaire), une suite d’événements chronologiques (ou pas) dans un temps donné (histoires réelles : les journaux intimes, les romans historiques, les autobiographies, les biographies… ; histoires imaginaires : les contes, le fantastique, les romans, les BD, les mangas, les comics, le merveilleux, le fantasy, la science-fiction, les polar…).
L’histoire peut parler d’un ou de plusieurs personnages, être racontée par un narrateur extérieur, un personnage…
I La structure quinaire (5 étapes)
1/ La Situation Initiale : exposer au lecteur le.s personnage.s ainsi que les lieux, l’époque…
2/ L’élément déclencheur : il modifie la S.I. et enclenche le récit. Souvent amené « Quand soudain », « Tout à coup », « Un jour »…
3/ Les péripéties : enchaînement d’actions permettant au héros ou à l’héroïne d’accomplir sa quête.
4/ L’élément de résolution : ce qui permet de résoudre et de clore le récit (un retour à l’équilibre).
5/ La Situation Finale : retour à une situation stable mais différente.
II Le narrateur
C’est celui qui raconte l’histoire. Il peut faire partie de l’histoire, être extérieur, discret… Il peut aussi céder la parole à un personnage de l’histoire.
Attention : ne jamais confondre auteur et narrateur.
III Les personnages
Il y a le personnage principal (ou protagoniste) appelé aussi héroïne ou héros, les personnages secondaires, ceux qui aident le p.p. (adjuvants) et ceux qui mettent des obstacles sur sa route (antagonistes, opposants), les méchants…
Les personnages peuvent être des humains (Le Tour du monde en 80 jours, Quelle épique époque opaque, Yvain, le chevalier au lion…), mais aussi des animaux (Le Renard de Morlange, Le Roman de Renart, Les Fables…), ou encore des objets (La Belle et la bête, le choixpeau dans Harry Potter, Toy Story…).
 
Séance 3 : Le serpent victime
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : comprendre le lancement de l’aventure
 
Brouillon : p. 67 -> Yvain chemine dans une forêt profonde quand il entend un cri de douleur ; Yvain tue le serpent en le détestant ; le serpent a une gueule plus large qu’une marmite ; il est venimeux ; crache du feu ; il doit enlever un morceau de la queue du lion ; le lion est reconnaissant envers Yvain ; le lion va désormais accompagner Yvain (d’où le titre) ; il s’humilie devant Yvain, pleure de reconnaissance ; les animaux venimeux sont déloyaux donc il met toute sa haine dans le combat (rapide) décharne, dépèce (serpent qui prend tout) ; son aventure le remplit de joie ; raisonnement en trois étapes
Yvain sort de dépression (il a raté son mariage) et chemine dans la forêt profonde lorsqu’il entend des cris de douleur. Le chevalier va porter secours. Ici, un lion combat un serpent. Le reptile tient le fauve par la queue. Yvain se retrouve face à un dilemme : qui sauver ? Il raisonne alors en trois étapes : il faut tuer les animaux venimeux ; or, le serpent est venimeux ; donc, il sauvera le lion. Le serpent est effrayant : il crache du feu qu’il « vomit par une gueule plus large qu’une marmite ». Yvain va se déchaîner, comme s’il mettait toute sa rage dans ce combat : il frappe et refrappe tant qu’il « décharne et dépèce » le serpent (#sac_à_mains#sushi).
Il doit encore couper un morceau de la queue du lion pour le délivrer et craint son attaque. Mais celui-ci s’agenouille et s’humilie, pleure de reconnaissance. Il va désormais le suivre partout et ceci explique le titre du livre : Yvain, le chevalier au lion.
Conclusion : ce combat symbolise le conflit intérieur d’Yvain, qui balançait entre le Bien et le Mal.
 
Séance 4 : Où et quand ?
Support : manuel pages 336 et 337
Objectif : travailler les repères spatio-temporels
Yvain se rendit à la fontaine magique de nuit.
                        Repère spatial            repère temporel
Mon personnage se situe à gauche d’un lampadaire. Il a une fontaine à sa gauche. Il tient une dame dans son bras. Qui est-ce ?
Application : 1, 2, 5 et 6 : (coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car)
1/ Succession temporelle : coordination -> et (3x)
Succession temporelle : adverbe -> Puis
Repères spatiaux -> au salon, sur la table (2x), devant le bol de café
2/ a/ On ne comprend rien, c’est le brouillard. 1264, Gaulois, Huns…
b/ sur le sommet du donjon de son château, sur les bords du ru voisin, non loin d’eux, sur l’horizon
c/ le 25/09/1264, un tantinet soit peu, au petit jour, encore.
d/ Ici, Queneau mélange différentes époques temporelles et cela crée le flou.
5/ Soudain, l’orage éclata. Puis la grêle tomba. Alors, nous rentrâmes chez nous.
 
Séance 5 : Le château de la mort qui tue
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : comprendre le lancement de l’aventure
Brouillon : p. 86 -> Yvain part secourir une fille et prend le gîte dans un château où 300 filles sont mal nourries, mal habillées, mutilées ; Yvain veut les secourir et pour cela il doit combattre deux fils de nétuns ; s’il bat ces deux démons, il recevra des terres et la fille du roi pour épouse ; mais il refuse, elle serait mieux avec l’empereur d’Allemagne ; le roi menace Yvain mais finit par laisser partit Yvain ; les filles tissent ; un travail qui rapporte beaucoup d’argent mais tout va au roi ; à la fin, il retourne à la cour d’Arthur afin de secourir une autre demoiselle en détresse ; accueil étrange car il ne pourra plus sortir du château (le malvenu), coutume… Pire Aventure ; lâcheté d’Yvain ; référence au Minotaure
Notre Yvain est ici mal embarqué. Il entre dans un château où l’accueil est pour le moins étrange : « Soyez le malvenu » (#t’as_pas_été_aux_toilettes ?) On lui apprend aussi qu’il ne sortira du château qu’après avoir combattu deux fils de nétuns (mort ou vif). En évoluant dans le château, il aperçoit trois-cents jeunes filles qui sont exploitées, mutilées, mal nourries… Yvain s’émeut de leur sort et promet de les délivrer. Le lendemain, il essaie de partir sans honorer la coutume mais le roi l’en empêche (#Yvain_la_gruge). Il va devoir combattre et devra ensuite accepter des terres et épouser la fille du roi. Yvain confirme qu’il ira affronter les nétuns mais qu’il refusera le reste (#déso_t’es_moche). De toutes façons, il aime toujours Laudine. Yvain tue un démon, grâce à son lion, et gracie l’autre. Ce château de la Pire Aventure était vraiment bien nommé. Le passage sur les jeunes filles données au roi fait référence à l’histoire du Minotaure.
Yvain développe ici son empathie, son courage et sa force.
 
Séance 6 : Merveille
Support : manuel pages 268 et 269
Objectif : travailler le lexique du merveilleux
P. 268
Qui suscite l’étonnement : magique, féérique, fabuleux, prodigieux
Qui suscite l’admiration : magnifique, splendide, superbe, somptueux
Application : 1, 2, 5 et 6 page 269
1/ a/ Oui, ils sont merveilleux.
b/ Texte 1, Yvain n’est pas surpris. Texte 2, le personnage est surpris : « mes regards furent d’abords frappés », « que je n’avais pas encore observée ».
2/ ir/réel ; in/vraisemblable ; sur/naturel ; extra/ordinaire ; a/normal
5/ chant -> chanter, chanteuse, chantonner, chanson, chantage, enchanter, enchanteur, désenchantée, enchanteresse…
Charme -> charmant, charmeur, charmer…
6/ Étonnement : merveilleusement, miraculeux, s’émerveiller, miracle, mirage
Admiration : merveilleusement, miroir, admirer, s’émerveiller, se mirer
 
Séance 7 : l’octogone des meilleurs amis
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : lecture analytique
Brouillon : page 98 -> Yvain et Gauvain ne se reconnaissent pas, ils ne se sont pas parlé ; tellement ils sont forts, ils ont trouvé leur égal ; leur voix est méconnaissable à cause du sang, du coup ils ne se reconnaissent pas ; plus tard, ils se révèlent leur nom et déclare forfait ; tellement de coups qu’ils veulent arrêter, la nuit est tombée et ils n’en peuvent plus ; Yvain dit à Gauvain qu’il n’a jamais vu de chevaliers combattre ainsi ; ils se craignent tous les deux et prolongent leur pause, mais pas de repos possible à cause de la souffrance endurée ; se battent pour un problème d’héritage entre deux demoiselles ; s’ils avaient su qui ils étaient, ils ne se seraient jamais battus ; combat tellement violent qu’ils sont très amochés ; aucun ne revendique la victoire et veut laisser la victoire à l’autre ; armures, heaumes, écus en miettes =combat violent ; se prennent dans les bras ; le roi va trancher
Extrait 10, nous assistons à une scène de combat. Mais un combat entre deux amis, Yvain et Gauvain. Problème : ils vont combattre sans connaître l’identité de l’autre (personne ne sait qui se cache derrière le chevalier au lion et Gauvain n’a accepté de combattre qu’à la condition de rester incognito). Objet du combat : un problème d’héritage entre deux sœurs. Le combat est d’une violence inouïe, les coups pleuvent, les armures, heaumes et écus sont en miettes, le sang dégouline des heaumes. La dureté du combat les pousse à s’arrêter (la tombée de la nuit aussi). Ils s’interpellent mais leurs voix, déformées par la douleur, sont méconnaissables.  Le narrateur précise que s’ils s’étaient reconnus, « ils se seraient précipités dans les bras l’un de l’autre » (#dommage). Yvain avoue à Gauvain n’avoir jamais vu de chevalier aussi vaillant. Chacun reconnaît la valeur de l’autre et ils se prennent dans les bras. Chacun aussi reconnaît la force de l’autre et souhaite lui laisser la victoire. C’est donc le roi qui va devoir trancher.
Rappel : le combat (le plus long du livre) est rendu terrible grâce aux hyperboles (« de tels coups (…) que les chairs en sont toutes bleuies »), aux superlatifs (« les plus rudes nasardes »), aux intensifications (« si terribles »).
Conclusion : les chevaliers font ici preuve d’endurance, de courage et de loyauté.
 
Séance 8 : La tribu
Support : manuel pages 308 et 309
Objectif : travailler les attributs du sujet
Yvain est chevalier et semble courageux.
                  Nom                             adj.
Application : page 309 n° 1, 2, 5 et 6
1/ rouge et heureux -> Antoine ; d’un joli vert pomme de printemps -> le triste papier neuf qui tapissait les murs ; endormie -> sa mère
2/ 1/ décidée : adj.
2/ des joueurs inexpérimentés : GN
3/ de finir à temps : vb à l’infinitif
4/ infirmier : nom
5/ s’esclaffer : vb à l’infinitif
5/ 1/ L’Amazone et le Rhin sont considérés comme des fleuves très puissants.
2/ Les astres paraissent voilés ce soir.
3/ Ses amies sont parties contentes de chez lui.
4/ Les jeux de cartes restent des jeux de société répandus.
5/ Yohann et Imen sont élus délégués.
6/ La princesse avait l’air inquiète dans cette sombre forêt.
Les gobelins passaient pour des créatures redoutables.
Le jeune paysan demeurait inflexible face au danger.
Elle sembla rassurée.
Il fut nommé chevalier.
Vous serez satisfaite de mon service.
 
Séance 9 : Fin
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : lecture analytique
Brouillon : p. 111 -> ils finissent ensemble ; Laudine voulait rencontrer le chevalier au lion car quelqu’un a déclenché la tempête de la fontaine, sans savoir que c’était yvain ; parfaits amants ; Lunete les aide à se remettre ensemble ; Laudine n’a pas le choix, elle a prêté serment ; ça importe à Lunete de payer sa dette envers Yvain, elle est la plus heureuse du monde ; Lunete trouve Yvain tout de suite ; stratégie de Lunete : faire prêter serment à Laudine…
Cet extrait constitue à la fois le dénouement et la situation finale. Ici, c’est une fin heureuse. Pourtant, au début de l’extrait, Yvain s’apitoyait sur son sort. Il quitte le tournoi secrètement et se rend à la fontaine afin d’y déclencher une sacrée tempête. Le château vacille et Lunete fait reconnaître à Laudine qu’elle a besoin d’un nouveau gardien. La dame de compagnie explique que le chevalier au lion serait la personne idéale mais que ce dernier a besoin que Laudine lui accorde son pardon. Elle la fait jurer sur un reliquaire. Lunete vient d’élaborer sa stratégie, et de piéger Laudine. Elle va à la recherche d’Yvain, qu’elle trouve rapidement. Elle fait entrer le chevalier au lion dans le château et, comme prévu par Lunete, Laudine pardonne au chevalier puis révèle son identité. Le chevalier au lion AKA Yvain ! Laudine est prise au piège, et en colère. Mais elle ne peut plus se parjurer. Yvain s’agenouille et implore pardon. Laudine accepte et lui donne une seconde chance.
Conclusion : tout est bien qui finit bien, puisque Lunete a réuni les « parfaits amants », le lion va pouvoir suivre son maître et Yvain a éprouvé de l’humilité.
 
Séance 10 : Littérature médiévale
Texte : Quelle épique époque opaque, Anne Pouget, 2013
Objectif : Avoir quelques notions de littérature médiévale
1/ Tristan : personnage du cycle arthurien, héros masculin de Tristan et Iseut. C’est l’un des chevaliers de la Table ronde.
Merlin : c’est un enchanteur et un magicien, doté de pouvoirs magiques (dont la métamorphose), et un personnage légendaire.
Alexandre : dit Le Grand, roi à 20 ans, l’un des plus grands personnages de l’Antiquité, l’un des plus grands conquérants.
César : c’est un général romain, a vécu de -100 à -44. Il a étendu Rome en conquérant, notamment, la Gaule.
Roland : Roland de Roncevaux, dit le preux, chargé de protéger la frontière du royaume des Francs, mort au combat.
Ont réellement existé : Alexandre (-356 à -323), César (-100 à -44) et Roland (736 à 778).
Ordre chronologique : Alexandre (-356 à -323), César (-100 à -44) et Roland (736 à 778).
2/ On voit un chevalier agenouillé. Dans Tristan et Iseut, les amants luttent contre le sentiment d’amour. Dans quelle épique époque opaque, Philibert a demandé à sa dame de lui promettre de l’attendre.
3/ Le roman d’Alexandre : anonyme (faussement attribué à Callisthène), date de 1120.
Merlin : fin du XII°, attribué à Robert de Boron.
Tristan et Iseut : mythe littéraire, publié au XI° par Théodore Hersart de la Villemarqué puis par Béroul (1170).
3/ Le roman d’Alexandre : anonyme (faussement attribué à Callisthène), date de 1120.
Merlin : fin du XII°, attribué à Robert de Boron.
Tristan et Iseut : mythe littéraire, publié au XI° par Théodore Hersart de la Villemarqué puis par Béroul (1170).
La Chanson de Roland : attribué à Turold sans certitudes, 1086.
Le Roman de Renart : Pierre de saint-Cloud puis une trentaine d’auteurs. 1174 jusqu’à 1250
Tristan et  Chanson de        Alexandre    Merlin            Le Roman de Renart
Iseut XI°   Roland 1086          1120         fin du XII°       de 1174 à 1250
Bonus : le nom des épées
Roland : Durandal
Charlemagne : Joyeuse
Arthur : Excalibur
Bilbo : Dard
Aragorn : Anduril (flamme de l’ouest)
 
Séance 11 : Anachronismes
Texte : Quelle épique époque opaque
Objectif : repérer les éléments anachroniques dans un texte parodique
Anachronismes
2/ Chronologie, chronomètre, chronopathie, chronopost, chronophage…
3/ page 20 : bioman, série télévisée japonaise des années 1980.
page 43 : Zorro tout terrain, série télévisée datant de 1919.
page 48 : scoubidou, objet apparu en France en 1958.
 
Séance 12 : L’Origine des mots
Texte : Quelle épique époque opaque
Objectif : travailler l’étymologie
L’origine des mots :
1/ L’étymologie est une discipline diachronique de la linguistique. C’est chercher l’origine des mots.
2/ On la trouve dans un dictionnaire ou sur internet.
3/ épique : du grec puis du latin, epikos
époque : du grec ancien, épochê
opaque : latin, opacus (qui est à l’ombre)
4/ mer, marée, outremer, amerrissage, marine, marinière, marin, maritime, mareyeur
maternité, maternel, mère
mari, mariage, se marier, marâtre, remariage, maritalement
5/ NON, NON, NON, NON, OUI, NON
6/ moine, moin/illon, moin/eton, moin/eau
croût/illon, grapp/illon, roupill/on
7/polygame, polythéiste…
8/ multifruits, multiplication…
9/ entre/baîllement, mon/seigneur, moyen/âgeux, autre/fois
BONUS : triskoïphobie, aérophobie, phobophobie, arachnophobie, thalassophobie…
 





Correction des questions de compréhension
1/ a/ Les habitants craignent que Perceval meure au combat face aux dragons. Ils s’adressent à Perceval, leur seigneur.
b/ Ils utilisent des phrases exclamatives et interrogatives car ils ont peur et souhaitent le prévenir.
2/ Perceval prend la décision d’y aller quand même en demandant protection à Dieu.
3/ Les deux adjectifs qui qualifient les dragons sont : « deux terribles dragons », « ces maudits dragons », « deux bêtes terrifiantes »…
4/ En voyant approcher Perceval, les dragons sont pris de folie. Ils crachent également du feu.
5/ Perceval dispose d’une hache et d’un écu. Les dragons, quant à eux, se battent avec leurs flammes, leurs griffes d’acier, leurs queues monstrueuses…
6/ Le pronom « le » désigne ici l’écu de Perceval.
7/ Le temps majoritairement utilisé est le passé simple, car il s’agit ici d’actions de premier plan, qui s’enchaînent et font progresser l’histoire.
8/ La fin était plutôt inattendue car Perceval était seul face à deux dragons qui avaient déjà terrassé plusieurs chevaliers. Mais elle était aussi attendue, car les héros, notamment dans les romans arthuriens, gagnent souvent à la fin.
9/ L’attitude de Perceval est digne de celle d’un chevalier car il n’a pas peur, il est courageux, il est vaillant, fort et malin.
10/ « Les habitants de la ville étaient accourus » : ici accourus avec un –s car au passé composé on accorde avec le verbe être.
« Nous avons vu » : vu s’écrit ainsi car il est construit avec l’auxiliaire avoir.
Grammaire :
Ex. 1/ 1/ comparatif 2/ comparatif 3/ superlatif et superlatif 4/ superlatif
Ex. 2/ 1/ Lucie est plus grande que toi. 2/ Ton cartable est aussi lourd que le mien. 3/ Les roses sont moins chères que les tulipes.
Ex. 3/ Ce : déterminant ; le : pronom
L’ : pronom ; la : déterminant
Les : pronoms ; leur : pronom
Se : pronom ; ce : déterminant
Leur : pronom ; les : déterminant
La : déterminant ; la : déterminant
 

Entrée : Agir sur le monde
 
Séquence 3 : Le héros au Moyen-Âge
 
Problématique : Qu’est-ce que l’héroïsme au Moyen-Âge ?
 
Citation : « Chaque époque engendre son héros. » (Proverbe coréen)
 
ILLUSTRATION (10 carreaux)
 
Séance 1 : Table ronde
Support : manuel pages 184 et 185
Objectif : découvrir les origines d’une légende
 
La chevalerie est apparue en Europe au XI° siècle : Arthur aurait existé et régné au VI°, soit 500 ans d’écart… Les chevaliers arthuriens semblent donc faire partie de la légende.
Les récits de chevalerie sont rédigés par des clercs, afin de véhiculer des modèles exemplaires (le lecteur doit s’en inspirer). Les romans s’adressaient davantage à une élite lettrée tandis que les chansons de geste étaient plus « populaires ».
La Table ronde permettait à chacun d’être l’égal de l’autre. Autour, il y avait (dans les récits) Arthur, Lancelot du Lac, Gauvain, Yvain, Perceval…
Il ne faut pas confondre légende et vérité historique.
 
Séance 2 : Le Chevalier a deux cœurs
Texte : Lancelot du Lac
Objectif : lecture analytique
Page 188, brouillon -> un chevalier doit avoir deux cœurs, un dur et serré comme le diamant l’autre tendre et malléable comme de la cire chaude (un pour les mauvaises personnes, l’autre pour les bonnes gens) ; la Dame du Lac explique la chevalerie à Lancelot, les sacrifices qu’il faut faire ; Lancelot accepte et se fait armer ; la chevalerie peut être un fardeau, il vaut mieux ne jamais devenir chevalier que d’être déshonoré ; il faut être beau dehors et dedans
Dans cet extrait, c’est la Dame du Lac qui prend en charge l’énonciation. Elle expose les qualités morales et physiques à avoir pour devenir chevalier. Il faut être beau, preux, hardi, loyal… et avoir deux cœurs : l’un dur et serré comme le diamant (destiné aux mauvaises personnes), l’autre tendre et malléable comme la cire chaude (pour les bonnes gens). Elle le prévient également sur le fardeau que cela représente : il vaut mieux ne jamais devenir chevalier que l’être et en trahir le code, au risque d’être déshonoré et perdu pour Dieu.
Lancelot accepte, se fait armer et se rend à Camaalot afin de s’y faire adouber.
 
Séance 3 : Déterminant ?
Support : manuel pages 276 et 277
Objectif : distinguer puis utiliser déterminants et pronoms
276
« une partie des matières qui appartiennent à la vraie chevalerie » déterminant, qui précise chevalerie
« vous voulez la prendre ou la laisser » pronoms, qui remplacent la chevalerie
Application : 2, 3, 6 et 7, page 277
2/ 1/ Il : pronom personnel
2/ Je, vous : pronoms personnels
3/ il : pronom personnel ; la sienne : pronom possessif
4/ Celui-ci : pronom démonstratif
5/ la : pronom personnel
6/ Il : pronom personnel ; qui : pronom relatif ; les siens : pronom possessif
3/ ce : dét ; ses : dét. ; une : dét. ; elle : pronom ; l’ : pronom ; le : dét. ; lui : pronom ; le : pronom
6/ 1/ Les autobus sont arrivés sur les places.
2/ Des journalistes ont enquêté dans des écoles.
3/ Les tables sont installées sur mes terrasses.
4/ Ces repas sont délicieux et les crèmes sont parfumées.
5/  Tes chats apprécient ces terrines.
7/ 1/ Ils 2/ Il 3/ la mienne 4/ le crois-tu 5/ les
 

Séance 4 : Lancelot en crush
Support : manuel page 190, extrait de Lancelot ou le chevalier de la charrette (1177-1179), Chrétien de Troyes
Objectif : lecture analytique
190 -> brouillon : le pont est fait en épée ; Lancelot est tellement amoureux qu’il est prêt à se faire mal pour rejoindre la personne qu’il aime ; il y a deux fauves de l’autre côté ; le chevalier se blesse mais il oublie la douleur grâce à l’Amour (personnification, Guenièvre) ; il peut se noyer ; l’épée est plus tranchante qu’une faux ; Lancelot se déchausse et enlève ses gants pour être plus agile, mais il devient vulnérable ; il parvient de l’autre côté ; « jamais eu d’aussi mauvais pont » (hyperbole)
Guenièvre a été enlevée par Méléagant : Lancelot a été envoyé pour la récupérer. Il ne sait pas où se trouve le château et doit monter à bord d’une charrette conduite par des brigands, ce qui contrevient aux codes de la chevalerie. Lorsqu’ils arrivent devant le château, la situation semble désespérée : il y a un pont en épée (« jamais vu d’aussi mauvais pont », hyperbole), deux fauves qui attendent de l’autre côté, les gardes… du coup, les criminels fuient. Mais Lancelot va chercher son courage en pensant à Guenièvre. Pour traverser le pont « plus tranchante qu’une faux » (comparaison), il se débarrasse de parties de son armure (pieds et mains) afin d’être plus agile (mais il devient plus vulnérable par la même occasion). Il se coupe (aux mains, pieds et genoux) mais supporte la douleur en trouvant « soulagement et guérison en Amour » (personnification de l’amour -> Guenièvre).
Il parvient de l’autre côté car l’amour lui a permis de développer de l’endurance, de l’intelligence, de l’agilité, du courage…
L’amour permet à Lancelot de se surpasser.
(#Guenièvre_l’sang_d’la_veine#j’aime_trop_souffrir#même_pas_mal_mais_quand_même_ouillouillouille).
 
Séance 5 : Degrés
Support : manuel pages 282 et 283
Objectif : travailler les degrés de l’adjectif
« il n’y a jamais eu d’aussi mauvais pont » -> hyperbole
« plus tranchante qu’une faux » -> comparaison
P. 283, exercices n° 1, 2 et 5
1/ 1/ L’équipe des bleus n’était pas moins combattive que celle des rouges !
2/ Sylvie est la plus jeune de la famille.
3/ Le pauvre garçon était aussi rouge qu’une tomate.
4/ Elle est devenue la plus forte de sa classe.
2/ 1/ plus satisfaite = comparatif
2/ aussi sage = comparatif
3/ très vrai = superlatif ; plus sage = comparatif
4/ le moins risqué = superlatif
5/ extrêmement dangereux = superlatif
6/ plus attentif = comparatif
5/ 1/ Ces cerises sont extrêmement acides.
2/ Dans le jardin, les pommes sont plus mûres que les poires.
3/ Les fruits frais sont très bons pour la santé. (Extrêmement)
4/ Dans cette pâtisserie, les tartes sont les plus délicieuses de la ville.
5/ Le Louvre est le plus grand musée d’Europe.
 
Séance 6 : Quête
Support : manuel page 194, extrait de Le Conte du Graal, Chrétien de Troyes, 1181-1185
Objectif : lecture analytique
194 -> chandeliers avec 10 chandelles qui brûlent d’une grande beauté portés par des jeunes gens, or… ; Perceval est dans le château du Roi Pêcheur ; blancheur éclatante de la lance au bout de laquelle perle une goutte de sang ; Perceval assiste à une scène étrange ; on lui a appris à ne pas trop parler (pas être grossier) ; le Graal plus brillant que tout ce qui est possible (étoiles et lune) ; Perceval laisse passer une chance unique : texte 11 ; Perceval chevauche et assiste à l’attaque d’une oie par un faucon ; trois gouttes de sang dans la neige lui rappelle le visage de son amie Blanchefleur ; il a une vision, pense à quelque chose d’absent
Dans ces extraits du Conte du Graal, nous assistons à la progression de Perceval. Dans un premier extrait, nous le voyons invité à la table du Roi Pêcheur. A un moment, il y a une cérémonie : d’abord défile une lance d’une « éclatante blancheur » au bout de laquelle perle une goutte de sang. Puis des chandeliers avec dix chandelles qui brûlent, tellement lumineux qu’ils rendent fades la Lune et les étoiles en comparaison. Enfin, un plat en or, de « l’or le plus pur et serti de toutes sortes de pierres précieuses, les plus riches et les plus rares qui soient sur terre » (superlatifs). Une belle occasion donc pour le chevalier. Mais celui-ci ne va pas la saisir, car son formateur lui a appris à ne pas trop parler pour ne pas paraître trop grossier. Perceval passe à côté du Graal.
Plus loin, le chevalier chevauche lorsqu’il aperçoit une attaque d’oies par un faucon. Une d’entre elles est blessée, laissant trois gouttes de sang dans la neige. Cela va matérialiser le visage de son amie Blanchefleur. Perceval est désormais capable de penser à quelqu’un d’absent.
Conclusion : Perceval a progressé, il est devenu plus intelligent.
 
Séance 7 : Lexique
Support : manuel pages 266 et 267
Objectif : travailler le lexique de l’héroïsme
Page 267, exercices 1, 2, 5 et 6 :
1/ 1/ Yvain se montre secourable envers les jeunes filles.
2/ Plein d’ardeur, Achille s’élance contre les Troyens.
3/ Les chevaliers font preuve de loyauté à l’égard du roi Arthur.
4/ Roland assène ses coups avec une grande vigueur.
5/ Son endurance lui a permis de remporter la victoire.
2/ Synonymes d’orgueil : arrogance, mépris, prétention, vanité, fierté
Antonymes d’orgueil : modestie, humilité
 
5/ Nom /Adjectif /Adverbe
vaillance /vaillant /vaillamment
bravoure /brave /bravement
audace /audacieux /audacieusement
hardiesse /hardi /hardiment
 
6/ Actions offensives : se ruer sur, asséner un coup, fondre sur, assaillir, s'élancer, transpercer
Actions défensives : parer, esquiver, résister, se replier, s'enfuir, contrer un coup
 
Séance 8 : Roland et son épée
Texte : La Chanson de Roland, Anonyme, XII° siècle
Objectif : lecture analytique
Brouillon (page 196 et 197) -> Roland doit protéger la frontière française des Sarrasins, mais ils sont en infériorité face aux cent mille adversaires ; Olivier demande à Roland de faire sonner le cor afin d’appeler à l’aide mais ce dernier refuse car il a peur d’être déshonoré ; Roland promet que les païens seront tous condamnés à mort ; Suite > Roland commence à perdre la vue, perd ses couleurs ; il frappe un rocher de dépit et de chagrin ; il s’en remet à Dieu ; il souhaite mourir en conquérant en tournant son visage vers l’ennemi ; Roland a appelé son oncle et il vengera Roland en prenant Saragosse ; il recommande à son épée de tomber entre de bonnes mains
La Chanson de Roland évoque les exploits de Roland. Lui et son armée sont tombés dans un piège : cent-mille Sarrasins viennent vers eux. Roland va combattre et refuser d’appeler son oncle (Charlemagne) à l’aide. Il veut combattre vaillamment, trop soucieux de sa réputation. Roland est orgueilleux. Le chevalier est confiant (trop), il a Durendal, son épée, dont « la lame (sera) toute ensanglantée ».
90 laisses plus loin, Roland sent la mort approcher, perd la vue, son visage perd ses couleurs, il frappe un rocher dix fois, « de rage et de dépit ». Il parle à son épée et lui recommande de tomber entre de bonnes mains, « pas quelqu’un qui fuie devant un autre ! ». Il s’en remet à Dieu mais, avant, il sonne le cor pour appeler Charlemagne. Ce dernier va venger son neveu en prenant Saragosse.
Roland meurt le visage tourné vers l’ennemi, pour bien montrer sa loyauté.
Conclusion : Roland est bien un héros, fort, vaillant, courageux… mais il s’est surestimé et meurt quand même.
 
Séance 9 : Equipement
Support : fiche
Objectif : travailler le lexique de la chevalerie
1/ Qualités : courageux, rusé, fidèle, habile, preux, honnête
Défauts : félon, lâche, fourbe, naïf, déloyal
2/ Brave -> la bravoure
Loyal -> la loyauté
Hardi -> la hardiesse
Couard -> la couardise
Lâche -> la lâcheté
Traître -> la traîtrise
Vaillant -> la vaillance
 
Séance 10 : Synthèse
Ce qui relie les textes lus, c’est la chevalerie. Dans ces histoires (légendes), le lecteur y trouve des exploits (faits guerriers), de l’amour, du courage, de la mise en danger, des prises de risque…
Dans Lancelot du Lac, la Dame du Lac expose à Lancelot les qualités physiques et morales à posséder afin de devenir chevalier. Lancelot ou le chevalier de la charrette démontre la capacité de l’amour à aider le chevalier à se surpasser, à supporter les souffrances endurées. Perceval, dans Le Conte du Graal, évolue intellectuellement, devient capable d’être acteur de sa propre vie. Enfin, dans La Chanson de Roland, le lecteur observe les risques d’un orgueil trop développé. Roland n’a pas su admettre ses limites.
Tous ces chevaliers sont héroïques car ils accomplissent des prouesses, des actes rendus exceptionnels aussi par les exagérations (hyperboles) qu’on y trouve.
J’ai préféré le texte sur…
 
Mise en réseau :
 
Tristan et Iseult
Le Roi Arthur, Michael Mopurgo
Le Faucon déniché, Jean Côme Noguès
Perceval, BD
Bienvenue sur le site de M. Scudieri
 
Bonne découverte !
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