Entrée : Agir sur le monde
Problématique : Comment le héros s’accomplit-il ?
Phrase d’entrée : « L’héroïsme, c’est comme le soufflé au fromage : ça ne supporte pas d’attendre. » (Marcel Pagnol)
Séquence 4 : Vie de chevalier
ILLUSTRATION (10 carreaux)
Séance 1 : Entrée dans la lecture
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : comprendre le lancement de l’aventure
Brouillon : un chevalier qui rencontre un barbare , gardien de bêtes ; elle est monstrueuse d’aspect ; le chevalier lui demande une aventure, une quête pour devenir courageux ; lui indique un chemin menant vers une fontaine où l’eau est froide, mais bouillonne, entourée d’un arbre, le plus beau de la création et d’une chapelle ; si l’on verse de l’eau sur la pierre, cela déclenche une tempête et un orage ; si forte que tous les animaux de la forêt la quitteront ; s’il revient vivant, sans blessures, il pourra déjà s’estimer plus chanceux que les précédents chevaliers
Le narrateur ouvre le récit en contextualisant et en dressant un joli portrait d’Arthur. Puis il cède la parole à Calogrenant. Ce dernier va raconter une histoire qui ne va pas le mettre en valeur, une aventure « à sa honte ». Il commence par décrire sa rencontre avec un vilain d’aspect monstrueux, un gardien de bêtes sauvages. Il est une sorte d’hybridation mi-homme mi-animal, avec un « nez de chat », « bouche fendue comme d’un loup », « des yeux de chouette », des « oreilles velues et grandes comme celles d’un éléphant » (#bogossitude). Il noue le dialogue avec lui et demande s’il peut lui indiquer une aventure, une quête afin d’éprouver son courage. Le gardien de bêtes lui indique alors un chemin menant à une fontaine qui a l’air magique, mystérieuse. L’eau y bouillonne alors qu’elle est froide « comme le marbre », si l’on vers de cette eau sur une pierre suspendue, une tempête se déclenche, quasi apocalyptique puisque la forêt se dépeuple, les arbres vont se briser… Pour souligner le côté merveilleux de cette fontaine, il y a beaucoup d’hyperboles (« le plus bel arbre que jamais Nature ait pu créer » hyperbole avec superlatif et personnification).
Le lecteur comprend que l’aventure va être périlleuse.
Séance 2 : la narration
Support : cours dialogué
Objectif : reconnaître le discours narratif
Le discours narratif permet de raconter une histoire (réelle ou imaginaire). C’est une suite d’événements chronologiques dans un temps donné (autobiographie, roman, récit d’aventures, polar, dystopie, science-fiction…).
L’histoire peut parler d’un ou de plusieurs personnages et peut être racontée par un narrateur extérieur, un personnage.
I Structure quinaire (5 étapes) :
1/ la Situation Initiale : expose au lecteur le.s personnage.s, les lieux, l’époque.
2/ L’élément déclencheur : ce qui modifie la S.I. et enclenche le récit. Il est souvent amené par un « Soudain », « Tout à coup »…
3/ Les péripéties : enchaînement d’actions permettant au héros d’accomplir sa quête.
4/ L’élément de résolution : c’est ce qui permet de résoudre et de clore le récit (retour à l’équilibre).
5/ La Situation Finale : retour à une situation stable mais différente.
II Le narrateur
C’est celui qui raconte l’histoire. Il peut faire partie de l’histoire, être extérieur, discret… Il peut céder la parole à un personnage de l’histoire (récit enchâssé).
Attention : ne jamais confondre auteur et narrateur.
III Les personnages
Il y a souvent un personnage principal, des personnages secondaires (ceux qui aident, les adjuvants, ceux qui mettent des bâtons dans les roues, les opposants).
Les personnages peuvent être des humains, des animaux, des créatures imaginaires, des objets (choixpeaux, sucrière, théière…)
Séance 3 : Le serpent victime
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : comprendre le lancement de l’aventure
Brouillon : p. 67 -> un serpent mord la queue d’un lion, Yvain les voit, il décide de tuer l’animal venimeux mais celui-ci le défend ; Yvain défend l’animal noble ; il vaint le serpent mais craint la réaction du lion ; mais le lion s’agenouille devant Yvain, sauf qu’il le suit et ne le quitte plus ; juste avant, Yvain défend la dame de Noroison sans demander de récompense ; Yvain coupe un morceau de la queue du lion pour enlever la tête du serpent ; le serpent se fait hacher ; fait penser au lion de Némée ; Yvain prend son courage à deux mains ; colère et tristesse qui s’expriment en rage (RIP-snake) ; phase de réflexion (syllogisme)
Yvain sort de dépression car il a perdu l’amour de Laudine. Il vient de défendre la dame de Noroison sans avoir voulu accepter de récompense. Il chemine, « pensif », lorsqu’il entend des cris. Yvain part en assistance (il retrouve ses valeurs de chevaliers). Se battent un lion et un serpent. Le chevalier se retrouve face à un dilemme : qui sauver ? Par un syllogisme, il décide de sauver le lion (constat/or/donc). Le serpent est assez repoussant : il crache du feu qu’il « vomit par une gueule plus large qu’une marmite ». Le combat semble compliqué mais Yvain va régler cela vite fait, en quelques lignes, comme si la tristesse et la colère, transformées en rage, s’exprimaient. Le chevalier tronçonne le serpent, le décharne, le dépèce (#top_chef#sushi#sac_à_main#RIP).
Ce combat semble symbolique : il matérialise le conflit intérieur d’Yvain, qui balançait entre le Bien et le Mal. Le lion remercie Yvain et s’agenouille devant lui : il le suivra désormais (d’où le titre du livre, Yvain le chevalier au lion).
(Ici, on peut penser aux références au lion de Némée)
Séance 4 : Où et quand ?
Support : manuel pages 336 et 337
Objectif : travailler les repères spatio-temporels
« Il faisait presque nuit, aussi décida-t-il de camper sur place » (Yvain)
S. vb. Temps lieu
Application : n° 1, 2, 5 et 6
1/ Succession temporelle : coordination -> et x3
Succession temporelle : adverbe -> puis
Repères spatiaux -> au salon, sur la table (2x), devant le bol de café
2/ a/ Ce texte crée une sensation de flou.
b/ sur le sommet du donjon, çà et là, sur les bords du ru voisin, non loin d’eux, sur l’horizon
c/ le 25/09/1264, un tantinet soit peu, au petit jour, encore
d/ Imprécision temporelle créant du flou.
5/ Soudain, la pluie tomba. Puis il y eut la foudre, alors chacun rentra chez soi.
Séance 5 : Le sauveur de femmes
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : comprendre le lancement de l’aventure
Brouillon : p. 86 -> Yvain rentre dans un château ; il aperçoit 300 filles en train de tisser ; elles sont maigres, pâles, aux vêtements usés, affamées ; le propriétaire du château présente le château et Yvain s’enquiert du sort des jeunes filles ; Yvain veut sortir du château mais le roi l’en empêche, à cause de la coutume (combattre deux nétuns, et s’il gagne il aura la main de la fille du roi) ; il bat un nétuns et blesse gravement l’autre (le gracie) mais refuse la main de la fille (il aime toujours Laudine) puis repart secourir une autre demoiselle en détresse ; une tisseuse raconte leur sort à Yvain et parle des deux nétuns ; s’il les bat, elles pourront repartir ; Yvain finit par accepter le combat à contre cœur ; fidélité et piété, secourable
Notre Yvain est ici mal embarqué. Le voilà « prisonnier » d’un château, dans lequel on lui a souhaité d’être « le malvenu » (#pète_un_coup). On lui annonce qu’il ne sortira du château qu’après avoir combattu deux nétuns (sorte de démons géants). En montant, il aperçoit des demoiselles à l’aspect pitoyable : ce sont des esclaves aux visages pâles, maigres, aux vêtements usés, affamées… L’une d’elles lui explique leur sort : elles sont condamnées à coudre et trente d’entre elles sont envoyées chaque année aux démons (cela fait penser au Minotaure). Yvain s’émeut et se promet de les défendre. Le lendemain, Yvain essaie de se dérober à la coutume (#j’ai_les_miquettes). Mais il ne peut s’y soustraire et va bien devoir combattre. Yvain tue un des deux démons grâce à son lion et blesse gravement l’autre, qu’il gracie. Suite de la coutume : il doit épouser la fille du roi et gérer les terres du château. Mais Yvain refuse, prétextant qu’elle est si belle qu’elle intéresserait l’empereur d’Allemagne (#déso_t’es_moche). Yvain est toujours amoureux de Laudine. Il part en suivant vers la cour d’Arthur afin de secourir une demoiselle en détresse.
Yvain est ici secourable, pieux et fidèle.
Séance 6 : Merveille
Support : manuel pages 268 et 269
Objectif : travailler le lexique du merveilleux
P. 269 n° 1, 2, 5 et 6 :
1/ a/ L’anneau décrit est merveilleux, texte 1. Le fond des océans décrit est aussi merveilleux.
b/ Texte 1, le personnage n’est pas surpris. Texte 2, le personnage est surpris (« que je n’avais pas encore observée jusqu’alors »).
2/ ir/réel / in/vraisemblable / sur/naturel / extra/ordinaire / a/normal
5/ chant : enchanteur, chanter, chanteur, chanson, chantage, chantonner, enchantement…
Charme : charmant, charmeur, charmer
6/ étonnement : merveilleusement, miraculeux, s’émerveiller, miracle, mirage
Admiration : merveilleusement, miroir, admirer, s’émerveiller, se mirer
Séance 7 : Les combattants mystérieux
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : lecture analytique
Brouillon : page 98 -> deux meilleurs amis se combattent presque jusqu’à mort sans savoir qui ils sont ; ils sont quasi jumeaux car ils s’échangent les mêmes coups (même formation guerrière ?) ; sont tous les deux très très très blessés, quasi morts ; une fois qu’ils connaissent l’identité de chacun, ils ne se font que des compliments ; ils décident de laisser la victoire à l’autre ; Yvain a dit qu’il n’aurait jamais engagé le combat s’il avait su qu’il s’agissait de Gauvain ; le roi est touché par leur amitié et va donc légiférer ; ils sont loyaux et reconnaissent la force de l’autre, font confiance au juge ; problème d’héritage ; gros désespoir quand il se rend compte qu’il a combattu son ami ; qualité : n’abandonnent pas, endurance
L’extrait 10 est une scène de combat : deux chevaliers incognito vont s’affronter pour régler un problème d’héritage. Personne ne sait qui se cache derrière le chevalier au lion. Ils s’affrontent violemment sans ménager leurs coups. Le narrateur précise bien l’ironie de ce combat avec un conditionnel : « s’ils s’étaient interpellés (…) ils se seraient précipités dans les bras l’un de l’autre. » Le combat est rendu impressionnant à l’aide d’hyperboles (« ils font voler en éclats leurs épaisses lances », « de tels coups (…) que les chairs en sont toutes bleuies ») et des superlatifs (« les plus rudes nasardes »). Ils sont très blessés : les combattants « se fendraient le crâne », leurs « yeux jettent des étincelles »… Le lexique de la violence est très présent : « s’ébrèchent », « s’émoussent », « jusqu’à l’épuisement »…
Ils finissent par connaître leur identité propre, ce qui rend désespéré Yvain. Ils affirment chacun qu’ils n’auraient pas combattu s’ils s’étaient reconnus. Ils sont loyaux et reconnaissent la force de l’autre, puis vont faire confiance au roi qui va trancher.
Conclusion : les valeurs développées ici sont l’endurance et la loyauté.
Séance 8 : La tribu
Support : manuel pages 308 et 309
Objectif : travailler les attributs du sujet
Yvain est vaillant. Adjectif, attribut du sujet
Yvain est un chevalier. GN, attribut du sujet
Application : page 309 n° 1, 2, 5 et 6
1/ rouge et heureux -> Antoine ; d’un joli vert pomme de printemps -> le triste papier neuf qui tapissait les murs ; endormie -> sa mère
2/ 1/ décidée : adj.
2/ des joueurs inexpérimentés : GN
3/ de finir à temps : vb à l’infinitif
4/ infirmier : nom
5/ s’esclaffer : vb à l’infinitif
5/ 1/ L’Amazone et le Rhin sont considérés comme des fleuves très puissants.
2/ Les astres paraissent voilés ce soir.
3/ Ses amies sont parties contentes de chez lui.
4/ Les jeux de cartes restent des jeux de société répandus.
5/ Yohann et Imen sont élus délégués.
6/ La princesse avait l’air inquiète dans cette sombre forêt.
Les gobelins passaient pour des créatures redoutables.
Le jeune paysan demeurait inflexible face au danger.
Elle sembla rassurée.
Il fut nommé chevalier.
Vous serez satisfaite de mon service.
Séance 9 : Fin
Texte : Yvain, le chevalier au lion, Chrétien de Troyes, 1176-1181
Objectif : lecture analytique
Brouillon : p. 111 -> Yvain, après s’être fait soigner, se rend à la fontaine avec son lion, sans rien dire, et y déchaîne la tempête afin d’essayer de se réconcilier avec Laudine ;
Laudine n’est pas contente, elle croît qu’Yvain n’a pour elle ni amour ni estime ; Lunete va chercher Yvain pour le mener vers Laudine, anonymement – elle le trouve rapidement ; elle fait jurer à Laudine que le chevalier au lion… ; Yvain se met à genoux pour implorer Laudine, il reconnaît ses fautes, il demande une 2ème chance ; Laudine est partagée (colère et joie) ; Lunete fait jurer à Laudine de donner le pardon au chevalier au lion, elle élabore un stratagème ; elle mène bien sa barque et bouscule Laudine ; Yvain est déterminé (affronte la tempête)
Cet extrait constitue à la fois l’élément de résolution et la situation finale. C’est une fin heureuse. Yvain s’apitoyait sur son sort au début et décide de retourner à la fontaine afin d’y déclencher la tempête, pour revoir Laudine et demander son pardon. Le château menace de s’écrouler et Laudine, questionnée par Lunete (qui la bouscule – elle la traite d’écervelée ???), prend la résolution de faire chercher le chevalier au lion pour protéger le château. Mais la dame de compagnie a bien mené sa barque, puisqu’elle fait jurer Laudine : elle devra accorder à ce chevalier le pardon de sa dame (sans se douter que c’est elle, puisque le chevalier au lion, c’est Yvain !). Lorsque Yvain, qui ne fut pas long à chercher, entre dans le château, Laudine se sent piégée et hésite entre colère et joie. Elle ne peut pas se parjurer et est obligée d’accorder le pardon à Yvain. Yvain implore son pardon à genoux. Voilà comment Lunete a réuni les « parfaits amants », remboursé sa dette à Yvain, et le lion a suivi son maître.
Conclusion : fin heureuse avec un Yvain qui a su montrer sa détermination et a su aussi reconnaître son erreur.
Séance 10 : Littérature médiévale
Texte : Quelle épique époque opaque, Anne Pouget, 2013
Objectif : Avoir quelques notions de littérature médiévale
1/ Tristan : héros de la légende arthurienne de Tristan et Iseut. C’est l’un des chevaliers de la Table ronde. Neveu du roi Marc de Cornouailles.
Merlin : un grand sage, magicien, capable de se métamorphoser et est surnommé l’Enchanteur.
Alexandre : dit le Grand, roi à 20 ans, de la Macédoine. C’est l’un des plus grands conquérants. De -356 à -323.
César : de -100 à -44, il a marqué le monde romain et a étendu les frontières romaines (conquête de la Gaule).
Roland : dit le preux, mort en 778 à Roncevaux. Son épée se nomme Durandal. Sa dernière mission : défendre les frontières du royaume des Francs.
Ont existé : César, Alexandre et Roland.
Ordre chronologique : Alexandre (-356 à -323) ; César (-100 à -44) ; Roland (736 à 778)
2/ Ils sont amoureux et le chevalier s’agenouille, c’est une marque de respect. Il y a deux promesses : résister à la tentation pour Tristan et Iseut, et Philibert qui fait promettre à Béatrice de l’attendre.
3/ Le Roman d’Alexandre : anonyme.
Merlin : fin du XIII°, attribué à Robert de Boron.
Tristan et Iseut : mythe littéraire, publié au IX° par Théodore Hersart de la Villemarqué puis à Béroul (1170).
La Chanson de Roland : sans certitude, attribué à Turold au XI° (1086).
Le Roman de Renart : Pierre de saint-Cloud pour les plus anciennes branches. Plusieurs auteurs (32). 1170 à 1250.
Séance 11 : Anachronismes
Texte : Quelle épique époque opaque
Objectif : repérer les éléments anachroniques dans un texte parodique
2/ chronologique, chronologie, chronomètre, chronométrer, chronique, chronophage…
3/ bioman de plume : Bioman est une série télévisée des années 1980.
Zorro tout terrain : Zorro, série télévisée du 20° siècle.
Le mot scoubidou : le plastique n’existait pas au Moyen Âge.
Séance 12 : L’Origine des mots
Texte : Quelle épique époque opaque
Objectif : travailler l’étymologie
L’origine des mots :
1/ Science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots d’une langue donnée…
Etymo (vrai sens) + logos (discours, raison).
2/ On trouve l’étymologie dans un dictionnaire ou sur internet.
3/ épique : du grec epikos, puis latin.
Epoque : grec, épochê, arrêt, période de temps, ère.
Opaque : latin opacus, ombragé, qui est à l’ombre.
4/ mer, marin, marée, marinière, maritime, outremer, amerrissage, mareyeur, marine
Mari, mariage, se marier, remariage, maritalement, marâtre
Mère, maternel, maternité
5/ NON, NON, NON, NON, OUI, NON
6/ moine, moin/illon, moin/eton, moin/eau
Croût/illon, grapp/illon, roupill/on
7/ polyvalente, polythéiste
8/ multicolore, multiplication
9/ entre/baîllement, mon/seigneur, moyen/âgeux, autre/fois
Bonus : acoustophobie, aérophobie, thalassophobie, aquaphobie, ornithophobie, claustrophobie…
Questions de compréhension, corrigé :
Erreurs de copie, réponses insuffisamment justifiées, questions mal lues donc contresens, impasses…
1/ a/ Les habitants du château craignent que Perceval meure, puisque deux dragons défendent l’accès aux châteaux. Ils s’adressent à Perceval, leur seigneur.
b/ Ils utilisent des phrases exclamatives et interrogatives, car ils le préviennent.
2/ Perceval prend la décision de quand même aller affronter les dragons et demande protection à Dieu.
3/ Voici les deux adjectifs qui qualifient les dragons : « maudits dragons », « deux terribles dragons », « deux bêtes terrifiantes »…
4/ Lorsqu’ils voient arriver Perceval, les dragons sont pris de folie et crachent du feu vers lui.
5/ Voici les armes dont disposent les combattants :
Perceval : un écu et une hache,
Dragons : le feu, les griffes d’acier, une queue monstrueuse…
6/ Le pronom « le » désigne ici l’écu que Perceval cède au dragon.
7/ Le temps majoritaire ici est le passé simple car il s’agit d’actions importantes, de premier plan, avec des actions qui s’enchaînent.
8/ La fin était à la fois inattendue et attendue car, comme l’ont dit les habitants, aucun chevalier n’avait réussi à tuer les dragons. En même temps, Perceval est le héros de l’histoire et on attend donc qu’il gagne et vive jusqu’à la fin de l’histoire.
9/ L’attitude de Perceval est digne de celle d’un chevalier car il est intrépide et téméraire (il n’hésite pas un instant), il est courageux, il ne baisse jamais les bras, il est prêt à tout pour protéger les villageois (secourable).
10/ « Les habitants de la ville étaient accourus » : ici, accourus s’accorde avec l’auxiliaire être.
« Nous avons vu » : ici, vu ne s’accorde pas car il est construit avec l’auxiliaire avoir.
Grammaire : degrés de l’adjectif et pronoms ou déterminants ?
Ex. 1/ 1/ comparatif 2/ comparatif 3/ superlatif et superlatif 4/ superlatif
Ex. 2/ Lucie est plus grande que toi.
Ton cartable est aussi lourd que le mien.
Les roses sont moins chères que les tulipes.
Ex. 3/ Ce : déterminant ; le : pronom
L’ : pronoms ; la : déterminant
Les : pronoms ; leur : pronom
Se : pronom ; ce : déterminant
Leur : pronom ; les : déterminant
La : déterminant ; la : déterminant
Entrée : Agir sur le monde
Séquence 3 : Le héros au Moyen-Âge
Problématique : Qu’est-ce que l’héroïsme au Moyen-Âge ?
Citation : « Chaque époque engendre son héros. » (Proverbe coréen)
ILLUSTRATION (10 carreaux)
Séance 1 : Table ronde
Support : manuel pages 184 et 185
Objectif : découvrir les origines d’une légende
La chevalerie est apparue en Europe au XI° siècle : Arthur aurait existé et régné au VI°, soit 500 ans d’écart… Les chevaliers arthuriens semblent donc faire partie de la légende.
Les récits de chevalerie sont rédigés par des clercs, afin de véhiculer des modèles exemplaires (le lecteur doit s’en inspirer). Les romans s’adressaient davantage à une élite lettrée tandis que les chansons de geste étaient plus « populaires ».
La Table ronde permettait à chacun d’être l’égal de l’autre. Autour, il y avait (dans les récits) Arthur, Lancelot du Lac, Gauvain, Yvain, Perceval…
Il ne faut pas confondre légende et vérité historique.
Séance 2 : Les devoirs d’un chevalier
Texte : Lancelot du Lac
Objectif : lecture analytique
188 -> Lancelot veut devenir chevalier ; la Dame du Lac lui explique les devoirs du chevalier ; aussi les contraintes ; mieux vaut ne pas être chevalier que l’être puis déshonoré ; être dur avec les méchants et être bons et doux avec les personnes de bonne foi (les deux cœurs, un dur et serré l’autre tendre et malléable) ; Elle lui propose et lui choisit de devenir chevalier ; les qualités physiques, morales et mentales
Dans cet extrait, c’est la Dame du Lac qui prend en charge l’énonciation. Elle explique à Lancelot les devoirs du chevalier, car elle veut faire de lui un preux chevalier. La Dame du Lac va donc lui exposer les qualités physiques (beau, agile, musclé), morales (loyauté, hardiesse, fidélité), mentales (courage…). Elle lui dit aussi qu’il faut avoir deux cœurs : un, serré et dur comme le diamant (pour les ennemis) ; l’autre, tendre et malléable comme la cire chaude (pour les bonnes gens). Elle prévient Lancelot du risque qu’il y a à trahir le code de la chevalerie : mieux vaut ne jamais devenir chevalier que de trahir, sinon il serait déshonoré et perdu pour Dieu.
Lancelot finit par accepter et se rend à Camaalot pour y être adoubé par Arthur.
Séance 3 : Déterminant ?
Support : manuel pages 276 et 277
Objectif : distinguer puis utiliser déterminants et pronoms
276
« une partie des matières qui appartiennent à la vraie chevalerie » déterminant, qui précise chevalerie
« vous voulez la prendre ou la laisser » pronoms, qui remplacent la chevalerie
Application : 2, 3, 6 et 7, page 277
2/ 1/ Il : pronom personnel
2/ Je, vous : pronoms personnels
3/ il : pronom personnel ; la sienne : pronom possessif
4/ Celui-ci : pronom démonstratif
5/ la : pronom personnel
6/ Il : pronom personnel ; qui : pronom relatif ; les siens : pronom possessif
3/ ce : dét ; ses : dét. ; une : dét. ; elle : pronom ; l’ : pronom ; le : dét. ; lui : pronom ; le : pronom
6/ 1/ Les autobus sont arrivés sur les places.
2/ Des journalistes ont enquêté dans des écoles.
3/ Les tables sont installées sur mes terrasses.
4/ Ces repas sont délicieux et les crèmes sont parfumées.
5/ Tes chats apprécient ces terrines.
7/ 1/ Ils 2/ Il 3/ la mienne 4/ le crois-tu 5/ les
Séance 4 : L'épreuve de l'épée
Support : manuel page 190, extrait de Lancelot ou le chevalier de la charrette (1177-1179), Chrétien de Troyes
Objectif : lecture analytique
190 -> brouillon : Lancelot a un brasier amoureux en lui et cela lui donne l’énergie de traverser ; pour réussir cette traversée, il retire ses protections aux mains et aux pieds, plus agile mais aussi plus vulnérable ; les deux criminels ont fui, à cause des félins ; l’Amour (personnification de Guenièvre) rend la douleur supportable ; le pont est une épée aiguisée, solide et rigide
La reine Guenièvre est détenue par Méléagant. Lancelot, fidèle à Arthur et amoureux de la reine, n’écoute que son cœur et part la sauver. Pour cela, il va devoir trahir le code de la chevalerie et monter à bord d’une charrette conduite par des brigands. Une fois arrivé devant le château, il constate les difficultés : un pont en épée, des fauves postés devant la porte, puis les gardes… D’ailleurs, les criminels fuient. Le voici seul. L’épée semble effrayante : « aussi tranchante qu’une faux » et l’on n’a jamais vu « d’aussi mauvais pont » (hyperbole). L’épreuve est périlleuse (risque de coupures, de noyade, d’être mangé…). Mais Lancelot trouve la force, le courage, « en Amour » (personnification de Guenièvre). Il se surpasse et trouve le moyen d’être plus agile en enlevant des parties de son armure.
L’amour permet au chevalier de se surpasser, se transcender, se dépasser puisqu’il développe la résistance, l’agilité, l’endurance, le courage, l’intelligence…
(#Guenièvre_l’sang_d’la_veine#j’aime_la_douleur#même_pas_peur_mais_ouillouillouille).
Séance 5 : Degrés
Support : manuel pages 282 et 283
Objectif : travailler les degrés de l’adjectif
« il n’y a jamais eu d’aussi mauvais pont » -> hyperbole
« plus tranchante qu’une faux » -> comparaison
P. 283, exercices n° 1, 2 et 5
1/ 1/ L’équipe des bleus n’était pas moins combattive que celle des rouges !
2/ Sylvie est la plus jeune de la famille.
3/ Le pauvre garçon était aussi rouge qu’une tomate.
4/ Elle est devenue la plus forte de sa classe.
2/ 1/ plus satisfaite = comparatif
2/ aussi sage = comparatif
3/ très vrai = superlatif ; plus sage = comparatif
4/ le moins risqué = superlatif
5/ extrêmement dangereux = superlatif
6/ plus attentif = comparatif
5/ 1/ Ces cerises sont extrêmement acides.
2/ Dans le jardin, les pommes sont plus mûres que les poires.
3/ Les fruits frais sont très bons pour la santé. (Extrêmement)
4/ Dans cette pâtisserie, les tartes sont les plus délicieuses de la ville.
5/ Le Louvre est le plus grand musée d’Europe.
Séance 6 : Quête
Support : manuel page 194, extrait de Le Conte du Graal, Chrétien de Troyes, 1181-1185
Objectif : lecture analytique
194 -> Perceval voit un jeune homme avec une lance au bout de laquelle perle une goutte de sang ; cérémonie, offrandes, chandeliers très lumineux, une femme tient le Graal ; il se pose des questions mais n’ose pas demander mais on le lui a décommandé afin d’éviter d’être grossier ; il est stupéfait, impressionné par tout cet or ; Texte 11 -> Perceval assiste à l’attaque d’une oie par un faucon, celle-ci, blessée, va laisser des traces rouges dans la neige -> visage de Blanchefleur ; Perceval est désormais capable de penser à quelqu’un d’absent
Dans cet extrait du Conte du Graal, nous observons d’abord un Perceval très passif. Lors d’un repas chez le Roi Pêcheur, il y a une cérémonie : un objet défile, sans doute le Graal car il illumine une pièce pourtant déjà lumineuse. Celui-ci est de « l’or le plus pur et serti (…) de pierres précieuses, les plus riches et les plus rares » au monde (superlatifs). C’est le Graal, l’objet de la quête arthurienne. Le chevalier laisse passer l’occasion : son formateur lui a appris qu’il ne fallait pas poser de questions afin de ne pas être grossier.
Plus loin, Perceval assiste à l’attaque d’une oie par un faucon et celle-ci, blessée, va laisser des traces rouges dans la neige. Il contemple et y voit le visage de Blanchefleur, son amie. Il est désormais capable de penser à quelqu’un d’absent.
Conclusion : Perceval va progresser au fil de son aventure : il va au secours des plus faibles, devient plus intelligent et autonome.
Séance 7 : Lexique
Support : manuel pages 266 et 267
Objectif : travailler le lexique de l’héroïsme
Page 267, exercices 1, 2, 5 et 6 :
1/ 1/ Yvain se montre secourable envers les jeunes filles.
2/ Plein d’ardeur, Achille s’élance contre les Troyens.
3/ Les chevaliers font preuve de loyauté à l’égard du roi Arthur.
4/ Roland assène ses coups avec une grande vigueur.
5/ Son endurance lui a permis de remporter la victoire.
2/ Synonymes d’orgueil : arrogance, mépris, prétention, vanité, fierté
Antonymes d’orgueil : modestie, humilité
5/ Nom /Adjectif /Adverbe
vaillance /vaillant /vaillamment
bravoure /brave /bravement
audace /audacieux /audacieusement
hardiesse /hardi /hardiment
6/ Actions offensives : se ruer sur, asséner un coup, fondre sur, assaillir, s'élancer, transpercer
Actions défensives : parer, esquiver, résister, se replier, s'enfuir, contrer un coup
Séance 8 : Il existe toujours plus fort que soi
Texte : La Chanson de Roland, Anonyme, XII° siècle
Objectif : lecture analytique
Brouillon page 196 -> l’armée de Roland a été prise en embuscade ; Olivier veut que Roland sonne le cor pour que l’armée vienne à la rescousse, mais Roland refuse ; Roland refuse pour ne pas perdre sa gloire ; Roland dit que ses adversaires sont condamnés à mort ; 197 -> il veut mourir en laissant une bonne impression, le visage tourné vers l’ennemi ; il personnifie son épée ; il lui souhaite de ne pas tomber dans les mains d’un lâche ; il demande la protection divine quand il sent la mort arriver et la rémission de ses péchés ; il a perdu la vue, son visage a pâli ; il tape sur une roche, énervé ; ce texte apprend aussi les risques de l’orgueil (humilité)
Roland est un héros français qui a combattu pour son oncle, Charlemagne. Son armée tombe dans une embuscade : « cent mille » Sarrasins les ont piégés. Olivier demande à Roland de sonner le cor pour appeler du renfort, mais ce dernier refuse. Cela lui ferait perdre de sa gloire et déshonorerait ses parents et la France. Il est confiant, son épée Durendal ceinte au côté. Il jure que ses adversaires sont condamnés à mort.
Plus loin, Roland se blesse mortellement en sonnant le cor. Il sent la mort l’envahir. De dépit, il frappe une roche avec son épée. Roland s’adresse à celle-ci, en lui souhaitant de tomber entre de bonnes mains, pas celles d’un lâche qui fuira devant l’ennemi. Il demande la protection divine et la rémission de ses péchés. Sa mort est assez théâtrale, puisqu’il s’allonge sous un pin, sur l’herbe verte, et veille à tourner le visage vers l’ennemi pour que soit dit qu’il a lutté jusqu’au dernier souffle.
Ce texte nous apprend les risques de l’orgueil et, bien qu’il glorifie le courage, conseille l’humilité.
Séance 9 : Equipement
Support : fiche
Objectif : travailler le lexique de la chevalerie
1/ Qualités : courageux, rusé, fidèle, habile, preux, honnête
Défauts : félon, lâche, fourbe, naïf, déloyal
2/ Brave -> la bravoure
Loyal -> la loyauté
Hardi -> la hardiesse
Couard -> la couardise
Lâche -> la lâcheté
Traître -> la traîtrise
Vaillant -> la vaillance
Séance 10 : Synthèse
Nous avons lu un ensemble de textes mettant en lumière des exploits chevaleresques. Dans un premier texte, nous avions vu l’exposé des devoirs d’un chevalier, les conditions à respecter pour le devenir. Dans Lancelot ou le chevalier de la charrette, nous avons observé la multiplication des forces de Lancelot par son amour pour Guenièvre. Cette affection l’a aidé à se surpasser et à supporter d’atroces souffrances. Avec Perceval, dans Le Conte du Graal, nous avons assisté à l’évolution du chevalier, qui devient plus intelligent et entreprenant. Pour La Chanson de Roland, nous remarquons la force du conquérant Roland, héros trop orgueilleux, qui finit par appeler à l’aide.
Ces textes montrent les évolutions de chevaliers, héros du Moyen Âge, qu’il s’agisse d’exploits guerriers, d’évolution intellectuelle, de maturité, de courage…
Les valeurs observées dans nos textes sont : le courage, la bravoure, la ruse, la vaillance, la générosité, l’honnêteté, la courtoisie, la loyauté, la fidélité…
Mon extrait préféré était…
Mise en réseau :
Tristan et Iseult
Le Roi Arthur, Michael Mopurgo
Le Faucon déniché, Jean Côme Noguès
Perceval, BD